dimanche 29 juin 2014

Poèmes de l'insignifiance (4)

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Heureux que...

Il n’y a pas de chemins
Ni de routes à prendre
Il n’y a que des images
De ces choses
Qui n’existent pas
Et la gravité du monde
Qui, en moi, m’invite à y croire
Mais il n’y a ni chemins
Ni routes, ni rien
Qui puissent conduire au port
Quel port ? Quels quais ? et
Quelles voiles sur des mers
Vides qui ne baignent aucune terre ?
Sans appui s’effacent les voies
Où se masquent l'anonyme 
La permanence et le hasard
Parents omniprésents et absents
Qui s’accouplent et se trahissent
Sur les épaules de l’infini


Je suis un artifice du temps
Minuscule sous une pluie d’atomes
Silencieux et moqueurs
Heureusement il reste la bêtise
La merveilleuse bêtise d’être 
Qui me rend pleinement homme.

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