jeudi 26 juin 2014

Poèmes de l'insignifiance (1)

         1.

Les routes ne vont vers personne...

Le laurier d’abord n’est rien
Puis seulement matière altérée :
Rose avant d’être laurier

Ce qui est
Avant tout est sans nom
Choses, mouvements
Simplicités sur la terre
Dans le ciel et dans la mer

Et sur toutes les routes du monde
Moi
Allant venant
Entre les pierres et les haies grises
Entre les chemins et les voies
Où se disperse le souffle
De mes heures et de mes jours

Tout entiers dans la seconde
Qui coule sous mes pas
Je m’attends
Comme un galet sans bride
Qui roule
Dans l’haleine des saules
Comme un vent errant
Dans une plaine nue.

2 commentaires:

  1. Il est des lieux sans routes... Ils font un drôle d'effet. J'en parlerai plus tard...

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  2. et "des chemins qui ne mènent nulle part"...dans l'attente de vos lieux sans routes..

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