samedi 28 juin 2014

Poèmes de l'insignifiance (3)

                             3
Où ?...Qui ?

Trop souvent,   comme une pierre définitivement,
Galet caillou roche
Tu acquiesças à l’engourdissement :
Un ralentissement d’abord,
Ensuite un rétrécissement de tes intervalles

Tu devins objet, tu le voulus
La contraction anodine d’un être hors délai
Comme une dernière goutte après la pluie
Un amenuisement de ta sensibilité,
Un retard saisonnier.

C’est pourquoi
L’infini devint ta tragédie et l’excuse accordée
A l’aimante impotence  de tes artifices
Lacis de détroits ensommeillés
Qui n’ouvraient que sur toi-même.

Ainsi, météore heimatlos
Seules des comètes aux turbans incendiés
Enumèrent sur la surface sèche de ta vie
Tous les efforts que tu fis
A ne pas être toi.


Il y a si peu en toi...
Parfois,  il a tant fallu d’astuces
Tant d’épuisements vains,
Pour écarter l’ignoble profusion
De tes  paysages de misère
Ton vide.


2 commentaires:

  1. Mais l'Innommable tressaille encore, ricane peut-être intérieurement...

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    1. L'innommable, l'incurable bavard, rit de ce qui se dit, c'est sûr...ce père ricaneur...
      Et encore plus si on tente désespérément de faire "sens" (comme on dit), là, l'innom / mable est plié en deux, il vibre, s'épuise et s'offusque de tant d'audace...Il va finir par s'évanouir comme la Sphinge d'Oedipe...
      merci pour votre commentaire...

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