lundi 30 juin 2014

Poèmes de l'insignifiance (7)

Autour de...

Lorsque parfois j’agonise
Je ne me replie pas.
Le pli laisse trop de saillies
Et aussi d’angles vifs
Où la mort pourrait s’accrocher.

A ce moment   si personnel  de l’existence
Je fixe plutôt le noyau autonome de mon être,
Regroupe les évanescences pâles,
Repère les écueils discrets, élimine, retranche, épure
Franchement, oui, d’abord au hachoir
Puis, prudent, au rasoir.

C’est dans cette cohésion matérielle
Que je plonge, me  concentre, converge.
Et tandis que je tourne en moi-même
Je polis et lisse les résidus rugueux
Les inégalités sourcilleuses.


Reste  une boule, une gomme molle
Toute une rondeur plastique
Une niche sphérique
Née de ma substance étendue.

Bien plus tard,
Lorsque l’effroi de la dispersion
A disparu
Je détends la pression
Et, de l’intérieur,  laisse à nouveau
L’extension se répandre.


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