mercredi 14 janvier 2015

Poèmes de l'Insignifiance (59)

Le temps, maître
Silencieux
Le temps qui voile puis révèle
D’abord les teintes vivantes
De ce qui est avant tout
Sans nom, sans famille
Orphelin de ce qui est soi
Le laurier, rose avant d’être laurier
Le nénuphar, rond avant d’être nénuphar
Et les parfums, sucrés, secs ou épais
Avant d’être vanille ou cannelle
Les bords de mer
Où l‘ambre se mélange à l’émeraude
Les crépuscules, cuivre ou carmin
Sans passé comme le matin et la nuit

Le temps
S’étend de ce qu’il crée
Et les jours, les mois et les années
Tout entier contenu dans la seconde qui roule sous nos pas

Longue comme les siècles

1 commentaire:

  1. et qui ramasse cette seconde et l'entraîne avec "les jours, les mois et les années", dans celle qui suit...

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