lundi 2 février 2015

Poèmes de l'Insignifiance (60)

Ce qui se détache des jours
Des éclats de lueurs mortes
Suspendus dans les airs

Et tu marches sans rien soupçonner de l'écorce qui te fixe

Ce qui vient des jours
S'accumulent dans ta nuit
Et l'obscur devient ta lumière

Et tu regardes sans rien soupçonner du bandeau qui t'aveugle

Mais le jour, le point du jour
Vers où tu fais voile
Dans cette traversée que tu n'as pas choisie
Le point du jour jamais tu ne le vois
Et  cette clarté qui meurt
Au moment où elle nait
Jamais elle ne te baigne

Les hommes sont des oiseaux de proie
Qui rêvent des jours seulement  lorsqu'ils sont partis
Dans la nuit qui est la leur
Où reposent les larmes claires
Des jours qu'ils n'ont pas eus

Pourtant le jour, le point du jour
Vers où tu fais voile
Il danse devant toi
Au plus profond du sombre
Et ces lambeaux qui s'en détachent
Ne s'en détachent que pour toi
Rêveur de nuit
Qui chante avec les hiboux.


1 commentaire:

  1. Tu dis bien ce que je ressens, là...et que je m'interdisais de voir.

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