lundi 25 juillet 2016

Paroles, houles insues (1)

Nous avons passé nos veilles à inventer le sable
Nos mains expertes ont ourdi des complots de rivages
Les vagues sont retournées à elles-mêmes
Elles sont désormais sous la protection des sources
De l'inéluctable ensablement des rades

Les passages se sont faits étroits aux cîmes des ombres
Et des lutrins de pierre ont effacé les soirs et les aubes
Dans le souffle chaud des mots et des prières
La pierre, le désert enfin, s'est couverte de lys et de trèfles
Le fruit s'est fait révélation, acquiescement à la pulpe

Sous les paroles de cendre, parmi les chants d'eau et de sabre
Et longtemps encore le cygne de l'enfance aux ailes vaines
Glissera dans les veines d'un ciel d'écumes 
Et de ses vallées le long écho plaintif de ses lèvres
Assiéra son empire sur le trône de ses fièvres.





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