lundi 1 août 2016

Paroles, Houles insues (3)

Comme une mer assoiffée sur des sentiers de lichen
Que la pluie réchauffe sur une peau d'orage
Je pense à toi comme un fruit toujours vert
Où se tend l'eau de tes lèvres
Et les éventails de printemps
Sur lesquels mes pas creusent des regards
Comme des lisières qui refusent les bornes

Dans ton souffle germent les paupières
Où giguent les ombres et les pierres
Gerbes sur une ceinture de roses
Il faut de hautes levées d'arbres et de rivières
De hautes levées de chants et de secrets
Pour que le jour enfin absorbe la nuit
Où s'étendent les blasons des regrets

J'ai regardé l'étrave du temps
Et dans sa chair voleuse les migrateurs de houle
J'ai attendu leurs sillages où se cachent le sang
Et dans les jours qui fondent
L'attente imprévisible de ce qui se trame
Bien après que les horizons ont disparu

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