samedi 22 octobre 2016

The Famous Series(2)

Les singularités fuient, courent le long des précipices, jouent avec la pesanteur, évitent les à-pic et les surplombs pour étendre leurs évanescences souples comme un duvet sur la banquise. Les singularités sont des lignages, surtout des lignes qui fluctuent tout au long de la longue  traversée des points, ces hôtels endormis au bout de toutes ces routes de sable, et dont les miroirs  offrent à tout qui ne se donne pas figure mais naturellement y aspire, l’incongruité de sa tenue factice. Il faut fixer dans la fuite et l’inconfort la question et le problème. Les choses ne s’éliminent qu’à la nécessaire condition de cette offrande.


Memories can't wait I, 2b-45c, Fergusson-Willis, Les codes de la fuite, Orion London, Famous series,   Trad. Willhem Und Eva, (Düsseldorf 2006), 1889.

vendredi 21 octobre 2016

The Famous Series (1)

Celui qui échappe même à l'humain est une singularité sans forme
               
                           Memories can't wait, I, 3a-4wx, Fergusson-Willis, Les codes de la fuite, Orion London, Famous series, Trad. Willhem Und Eva (Düsseldorf 2006), 1889.

vendredi 14 octobre 2016

Aux Seuils d'Absence (15)

Sous la voûte, une vigne éclaire son matin ; sa grappe attend
Dans l'obscure gargouille le visage qui l'emprunte.
Là voici grimaçante comme une ténèbre joyeuse
Danser encore sous la pierre courbe.
C'est une main d'enfant qui sort de sa bouche
Une parole manuscrite qui gave de troubles
Les chemins où se scellent les pas

Parmi les aubes brisées, à la surface des rêves dépeuplés
La langue a ramassé la mer ; et dans la main des vieillards
Un coquillage qu'embrassent les Dieux introuvables.





jeudi 13 octobre 2016

Paroles, Houles insues (5)




A peine le temps couché sur les nuages
Tu t'enquis de l'avenir
Comme d'un lieu sombre où gitent les plateaux
Comme ces champs que tu vois
Lointains et pâles aux visages d'enfances endormies

Nous bénissions nos champs
Du lait d'amoureuses irrévérences
Et  demain fleurissait sans la sève de jadis
Comme une pierre innocente loin de sa montagne
Insues houles, invisibles foules
Qui me pénètrent et m'absorbent

Comment voulais-je alors
Comment aimai-je aussi
Sinon comme ce qui sans volonté 
Epouse les courbes et les rives chaudes
Des nuits sans les jours.

mercredi 12 octobre 2016

Aux Seuils d'Absence (14)


Que choisissent les souffles?
Une terre d'étrave sous un ciel sans embruns ?
A quelles bouches accordent-ils leurs chemins ?
Et sur ces routes de désir qui peut les entendre?

Que veulent les souffles ?
Des plaintes que boivent les vents ?
Des déchirures scellées sous le mutisme des sols ?
Dans cette terre parlante où rampent les silences ?

Peut-être ce doux murmure
Qui remue sous les branches
Un ciel d'été
Où chantent les morts.