mardi 8 novembre 2016

Aux Seuils d'Absence (18)


Mes paroles étaient des silences froids
Dans l'arbre, un oiseau parcourait le désert
Des fruits de sable couraient comme des nuages
Sous la nuit d'un port du Nord

Plutôt que de ramper dans le sel de mes mots
Tu préféras ouvrir un chemin aux jardins des heures
Où tes minutes closes comme des flots en fleurs
Débauchaient mes vaisseaux en quête d'écueil

Tes bras ne serrèrent qu'un beaupré en loque
Un sommeil d'étrave sous l'écorce brûlée
L'aubier de tes jours quand la lumière se retire
Et que le sombre même s'écarte et se refuse.

2 commentaires:

  1. Une très belle âme que la votre Cléanthe...
    Habitée par des anges jouant de la harpe...
    C'est ainsi que je la vois

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    1. Merci pour cet aimable commentaire, Anonyme. Mais vous savez bien que les démons ne sont jamais bien loin des anges, ils font choeur derrière les harpes-)

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