lundi 16 octobre 2017

Terre Levée (3)

Le temps au fond de soi est une terre intacte
Laissée par les heures mortes
Où bruissent les lointains
Des rumeurs de ce qui y vit

C’est le dépôt des siècles, des minutes et des ombres
L’enfant y repose dans le secret  de la sève
Comme le fantôme des choses où sommeille la blessure
Lorsque les sources pâles finissent de mourir

Planté de regards anciens où je retrouve le tien
Celui qui résonne encore en moi comme la première aube
Toujours contenue dans la suite des jours

Petite fille si lointaine, mon âme vit toujours
Dans les reflets singuliers où se moissonnent les sangs
Qu’un jour, sans le savoir, ton visage lui a offert

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