dimanche 4 février 2018

Chants des guirlandes amères (1)

Lourde la route, lourd le sang
de processions et de manèges
le long de voyages invisibles
aux langues étrangères. Seul

et tout bas, sans hâte, à suivre
rives et ombrages endormis
dans la pâleur d'un soir.

Mais lorsque l'éternité, serpent sage,
siffle à mes oreilles le frisson

des guirlandes amères

j'étreins la terre et attends
que se séparent les sources d'antan

Attends seulement l'envol
dans la paix bleutée d'un instant 

jeudi 1 février 2018

De néant et d'oubli (6)

Tout cela qui doute
qui veut sous les nuages ou qui peut 
à l'ombre des heures,
à l'horloge de la poussière et des noms,
restera sans image 
de la dissolution des pendules

Sous ce nouveau ciel d'oubli
rien des vergers de sanglots 
rien non plus du roseau sublime
les étoiles elles-mêmes
abandonnent leur lueur

A l'immobile absence