samedi 31 mars 2018

Chants des guirlandes amères (3)

Tapis de printemps descendant des collines
jaune puis bleu puis jaune au milieu des prairies des jours
Frissonnantes comme des perles humides

en ces matins d'avril 
qui te trouvent clos dans ta nuit glacée

Silences épanouis dans cette lumière confondante
où les lignes s'effacent sous la matière chaude
comme l'annonce d'un vent lointain : heures tourmentées,
plaines sans repos, appel sourd d'un souffle ignoré,
Tu cueillis les roses froides de tes hivers et tes mains

Enfin fleurirent, caressant l'obscur qui grandit
De l'inique blessure qui ferme ton ventre

La pluie s'écoule du sang de tes pères

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