Les singularités fuient, courent le long des précipices, jouent avec la
pesanteur, évitent les à-pic et les surplombs pour étendre leurs évanescences
souples comme un duvet sur la banquise. Les singularités sont des lignages,
surtout des lignes qui fluctuent tout au long de la longue traversée des points, ces hôtels endormis au
bout de toutes ces routes de sable, et dont les miroirs
offrent à tout qui ne se donne pas figure mais naturellement y aspire,
l’incongruité de sa tenue factice. Il faut fixer dans la fuite et l’inconfort
la question et le problème. Les choses ne s’éliminent qu’à la nécessaire condition de cette offrande.
Memories can't wait I, 2b-45c,
Fergusson-Willis, Les codes de la fuite, Orion London, Famous series, Trad. Willhem Und Eva, (Düsseldorf 2006), 1889.