Les pommiers sauvages,
Les
marronniers rouges
S’ensommeillent
Dans
l'auberge chaude
De
la nuit.
Partout,
la voix des jours
S’accroche
encore
Dans
l’asile de leur feuillage
Comme
la loyauté ruinée
De
la clarté diurne.
Le
mensonge et la vérité
Ne
tiennent aucune place
Dans
ce qui est
Et
la minute dernière
N’a
rien d’un jugement.
La
minute dernière
N’est
jamais la dernière
Comme
l’origine du monde
N’est
en rien l’origine du monde
Il
n’y a que l’ajonc
Et
ses chimères de dunes douces
Les
violettes d’eau
Et leurs songeries d’opium