Autour de...
Lorsque
parfois j’agonise
Je
ne me replie pas.
Le
pli laisse trop de saillies
Et
aussi d’angles vifs
Où
la mort pourrait s’accrocher.
A
ce moment si personnel de l’existence
Je
fixe plutôt le noyau autonome de mon être,
Regroupe
les évanescences pâles,
Repère
les écueils discrets, élimine, retranche, épure
Franchement,
oui, d’abord au hachoir
Puis,
prudent, au rasoir.
C’est
dans cette cohésion matérielle
Que
je plonge, me concentre, converge.
Et
tandis que je tourne en moi-même
Je
polis et lisse les résidus rugueux
Les
inégalités sourcilleuses.
Reste une boule, une gomme molle
Toute
une rondeur plastique
Une
niche sphérique
Née
de ma substance étendue.
Bien
plus tard,
Lorsque
l’effroi de la dispersion
A
disparu
Je
détends la pression
Et,
de l’intérieur, laisse à nouveau
L’extension se répandre.
L’extension se répandre.