La nuit tendue devant les fenêtres
affranchis de l’âcreté du jour
on avale les grisailles de l'heure
comme chemins obligés du sang
On espère libre l'horizon
et le ciel qu'on y suspecte
s'étend comme lande sèche
Le soupçon est insuffisant
qui traverse les chambres closes
un rideau d'ombre dépose ses poussières
où, cendre tue, le souvenir se voile
On aimerait être sans avoir à être
ne jamais avoir servi de chemins
dételer les rives de la source
Céder à la pierre nue.
dimanche 15 décembre 2019
dimanche 1 décembre 2019
Les horizons verticaux (4)
Demain prend
ce que hier a perdu
Le chemin, l'ombre
les routes de misère
où tu marchais les pieds
dans ton âme en sang
On ne sait si on arrive
Si on retourne ou si on part
Les villes passent, se retirent
le soleil se voile, s'écarte
tes ailes fendent sa clarté
de s'en aller un jour
où il n'y a pas d'ailleurs
Tu épuises ta route d'ici
et la sueur et la fatigue
comme marée s'en vont et viennent
Comme poussières sous le vent
qui souffle puis se tait
Qui gît puis surgit
Comme le jour à l'aurore
Et la parole comme la vague
se lève écume vaine
Sous la lune, les étoiles
Et le silence qui les enfante
Dès demain
Lorsque trop tôt
Tu auras dissipé
le temps offert.
ce que hier a perdu
Le chemin, l'ombre
les routes de misère
où tu marchais les pieds
dans ton âme en sang
On ne sait si on arrive
Si on retourne ou si on part
Les villes passent, se retirent
le soleil se voile, s'écarte
tes ailes fendent sa clarté
de s'en aller un jour
où il n'y a pas d'ailleurs
Tu épuises ta route d'ici
et la sueur et la fatigue
comme marée s'en vont et viennent
Comme poussières sous le vent
qui souffle puis se tait
Qui gît puis surgit
Comme le jour à l'aurore
Et la parole comme la vague
se lève écume vaine
Sous la lune, les étoiles
Et le silence qui les enfante
Dès demain
Lorsque trop tôt
Tu auras dissipé
le temps offert.
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