dimanche 29 mars 2020
vendredi 27 mars 2020
mercredi 25 mars 2020
mardi 24 mars 2020
Par delà les chemins sans voix (4)
Je sème l'hiver dans des ruisseaux salins,
des pluies sans nuages y fleurissent
Ce sont des gouttes de roses,
grossissant dans ton regard,
le déluge qui s'annonce
C'est le rivage herbeux
La danse de l'églantine
la berge où s'accrochent tes yeux,
tes mains, qui écrivent ces mots.
des pluies sans nuages y fleurissent
Ce sont des gouttes de roses,
grossissant dans ton regard,
le déluge qui s'annonce
C'est le rivage herbeux
La danse de l'églantine
la berge où s'accrochent tes yeux,
tes mains, qui écrivent ces mots.
lundi 23 mars 2020
Par delà les chemins sans voix (3)
Tout a son allure,
la mienne est vague lente.
La vitesse n'a pas d'importance,
l'immobilité a l'ardeur des matins,
la sagesse des joncs
dans le miroir des eaux.
la mienne est vague lente.
La vitesse n'a pas d'importance,
l'immobilité a l'ardeur des matins,
la sagesse des joncs
dans le miroir des eaux.
samedi 21 mars 2020
Par delà les chemins sans voix (2)
Aux heures hautes
brillent les lisières du côté de la nuit
Saules vivants ensommeillés d'ombre
jour d'été sous la peau de l'hiver
puissance des prairies
où s'élève l'or des ruisseaux
Germe, germe avant le jour meurtrier
cette lumière de boue
qui sature l'aurore
d'images et de répliques
reflets des éteints
à la surface des eaux
brillent les lisières du côté de la nuit
Saules vivants ensommeillés d'ombre
jour d'été sous la peau de l'hiver
puissance des prairies
où s'élève l'or des ruisseaux
Germe, germe avant le jour meurtrier
cette lumière de boue
qui sature l'aurore
d'images et de répliques
reflets des éteints
à la surface des eaux
Par delà les chemins sans voix (1)
Laissés là boulevards étroits,
impasses rétrécies,
les soirs sont issues, passages à la lenteur,
promenade vers l'île
Ce sont pas d'abandon, pas de guenilles,
sable sans traces, sur le rivage nu.
Je découvre l'éclair doux
le feu caressant, la brûlure vivante
par delà les chemins sans voix
la présence visible du secret
vendredi 20 mars 2020
TiLu (6)
Il faut ménager les plateaux
Accorder l’amnistie
à la prose des couloirs
Et en dehors du ciel offensant et des jardins éteints
Révéler aux sources les crues qui leur reviennent
jeudi 19 mars 2020
Petite Lulu (5)
Legs des ambassades,
Peupliers, bouleaux ou hêtres
Silhouettes du soir
Épais de leur exode
Est-il permis encore d'entendre
ce qui ne s'écoute pas ?
Les ruisseaux ont attendu
dans la plaie incurable.
Loin des crispations
et des routes urticaires,
je m'y suis endormi
et, entre les eaux cueillies,
J'ai repris mon bâton
pour dénouer la terre sévère
Peupliers, bouleaux ou hêtres
Silhouettes du soir
Épais de leur exode
Est-il permis encore d'entendre
ce qui ne s'écoute pas ?
Les ruisseaux ont attendu
dans la plaie incurable.
Loin des crispations
et des routes urticaires,
je m'y suis endormi
et, entre les eaux cueillies,
J'ai repris mon bâton
pour dénouer la terre sévère
mercredi 18 mars 2020
Petite Lulu (4)
Je suis né à cheval sur le jour
s'élance la lumière
sur les souvenirs muets
dans ce ciel d'enfance
où les étoiles patientes erraient
et dans la nuit toujours
le songe qui rompt l'étendue
s'élance la lumière
sur les souvenirs muets
dans ce ciel d'enfance
où les étoiles patientes erraient
et dans la nuit toujours
le songe qui rompt l'étendue
mardi 17 mars 2020
Petite Lulu (3)
Dans tout ce qui croit
rien du ciel, rien de la terre
Tu marches au vent,
appelles le sang qui le porte
aux blessures d'écorce
Tout se tient dans le souffle
où hésite l'énigme
entre le silence des lettres
cette brise de l' âme
lointain frisson des rivières
mosaïques de vagues
qui fragmente le visage
Le soleil s'affiche, liquide en ces surfaces
Le regard, écume dispersée,
se détourne des chemins
où l'avenir est fausse route
La poussière offensée,
vapeur de nos chairs,
se voile et attend.
rien du ciel, rien de la terre
Tu marches au vent,
appelles le sang qui le porte
aux blessures d'écorce
Tout se tient dans le souffle
où hésite l'énigme
entre le silence des lettres
cette brise de l' âme
lointain frisson des rivières
mosaïques de vagues
qui fragmente le visage
Le soleil s'affiche, liquide en ces surfaces
Le regard, écume dispersée,
se détourne des chemins
où l'avenir est fausse route
La poussière offensée,
vapeur de nos chairs,
se voile et attend.
lundi 16 mars 2020
Petite Lulu (2)
Sous les feuillages,
la barre tenue contre le vent
la marée tenace tient, retient
les fraicheurs de lune où
se puisent les ouragans
et les silences qui les font naitre
Sous les feuillages,
nulle frontière, nulle borne
hors la parole dans ce qui s'est tu
qui se tait croit-on
et par delà les limites
la levée d'un souffle cendré
pour demain à nouveau
le défi des rosées
le passage des poussières.
la barre tenue contre le vent
la marée tenace tient, retient
les fraicheurs de lune où
se puisent les ouragans
et les silences qui les font naitre
Sous les feuillages,
nulle frontière, nulle borne
hors la parole dans ce qui s'est tu
qui se tait croit-on
et par delà les limites
la levée d'un souffle cendré
pour demain à nouveau
le défi des rosées
le passage des poussières.
lundi 9 mars 2020
Petite Lulu (1)
Jamais ne voit-on en ces saisons d'absence
la brèche parmi les glycines en fleur
qui couvrent ton visage. Ton regard liquide
s'écoule parmi tes boucles de hyacinthes
et de blés verts, cordages sans nœuds
où tu sommeilles sans fin comme
la vague invisible où se nourrissent mes os
Puis de ce rien que tu m'offres
et qui m'est tout, de ce rien de houle
et de vent, que ta voix, seule et sans paroles
fasse à nouveau tinter les roses
quand du crépuscule
s'élève la couleur sanguinaire du temps.
la brèche parmi les glycines en fleur
qui couvrent ton visage. Ton regard liquide
s'écoule parmi tes boucles de hyacinthes
et de blés verts, cordages sans nœuds
où tu sommeilles sans fin comme
la vague invisible où se nourrissent mes os
Puis de ce rien que tu m'offres
et qui m'est tout, de ce rien de houle
et de vent, que ta voix, seule et sans paroles
fasse à nouveau tinter les roses
quand du crépuscule
s'élève la couleur sanguinaire du temps.
samedi 7 mars 2020
Les hasards de l'inexistence (1)
A peine est-ce toi
qui éclot là-bas
comme un signe
de l'introuvable,
de joug et de faiblesse
Qui éclot loin de toi
fantômes vagues mais arides
comme des fougères pâles
avides d'un sol où
s'affranchissent les racines
fleuves sans sources
aux affluents de pierre
Tu assèches tes rives,
taris tes puits
refuse au ciel
la pluie que tu attends
L'origine est une graine sèche
qui grandit dans le venin
la toxine qui trouble l'évidence
Ta sentinelle de brume.
qui éclot là-bas
comme un signe
de l'introuvable,
de joug et de faiblesse
Qui éclot loin de toi
fantômes vagues mais arides
comme des fougères pâles
avides d'un sol où
s'affranchissent les racines
fleuves sans sources
aux affluents de pierre
Tu assèches tes rives,
taris tes puits
refuse au ciel
la pluie que tu attends
L'origine est une graine sèche
qui grandit dans le venin
la toxine qui trouble l'évidence
Ta sentinelle de brume.
vendredi 6 mars 2020
Pour ma peine (1)
Pour ma peine
Une clarté minuscule
Quelque chose au moins
Pour raviver les sangs
Une évidence même de nuit
Même de matière morte
Le souffle d'une ombre
L'écho d'un atome mourant
La nudité pure aveugle
Face à la présence
On se croit absent
Une incongruité vide
L'indécence de la cécité.
Une clarté minuscule
Quelque chose au moins
Pour raviver les sangs
Une évidence même de nuit
Même de matière morte
Le souffle d'une ombre
L'écho d'un atome mourant
La nudité pure aveugle
Face à la présence
On se croit absent
Une incongruité vide
L'indécence de la cécité.
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