Trop de vagues, trop de ressacs, ils doublent les amarres
sur le vide et, dans les ports, sous le creux des houles ,
des bazars et des Babel, labyrinthes secrets de sabirs inconnus
qui les déferrent devant eux-mêmes
Avec l'innocence des nuages face à un ciel de marbre,
ils ne savent ni l'inexistence des sources, ni le rêve des racines rêvées, ni l'impossibilité des cimes et quand ils creusent la terre, c'est une promesse chaque fois qu'ils emprisonnent
Et qui pèse lourd dans la balance des miroirs où leurs regards se ruinent. Moi aussi, j'ai labouré le ciel et semé des promesses
et, dans le labyrinthe, tracé des lignes et des points pour tromper
les dialectes du multiple et du vain.
lundi 29 juillet 2019
mardi 23 juillet 2019
Entre les étoiles (5)
Où êtes-vous, mes cendres ?
Mes cendres vives sous le vent
Dans cette pluie qui ramasse la terre
Bourgeons dans la chair d'enfant
Fleurs de marge, de poussière et de sable
Où êtes-vous, mes cendres ?
Mes cendres sous mes pas
Dans le tombeau vivant des passants
Le creux encore clos du temps
Qui dit bonjour, comment ça va et puis bonsoir
Où êtes-vous, cendres innocentes
Cendres patientes dans la parole des jours
Et, dans les saisons d'oubli, le fruit de vos échos
Comme un glas au milieu d'un sourire,
Creuse les chemins parallèles qui toujours se marient.
Mes cendres vives sous le vent
Dans cette pluie qui ramasse la terre
Bourgeons dans la chair d'enfant
Fleurs de marge, de poussière et de sable
Où êtes-vous, mes cendres ?
Mes cendres sous mes pas
Dans le tombeau vivant des passants
Le creux encore clos du temps
Qui dit bonjour, comment ça va et puis bonsoir
Où êtes-vous, cendres innocentes
Cendres patientes dans la parole des jours
Et, dans les saisons d'oubli, le fruit de vos échos
Comme un glas au milieu d'un sourire,
Creuse les chemins parallèles qui toujours se marient.
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