C’est un oiseau aux
ailes d’ombre
Survolant de sa
vague froide
La pénombre sèche
des nuits
Sur cette immensité
obscure
Il déchire de ses
tempêtes
Le voile brûlant qui
le masque
Le jour a éteint ses
mirages
Puis s’est englouti
dans l’abîme
Au cœur de ces
ténèbres crues
L’horizon s’éclaire
de feux
Braises opaques,
lueurs aveugles
La clarté raillée,
le jour meurt
La voile sombre
s’est levée
La ruine a lancé ses
faucons
Les vaisseaux du
gouffre stérile
Sur la voute seule
et déserte
Ont jeté leurs
ancres cruelles
La nuit elle-même
renonce