Combien errantes sont les îles
Nues et seules, en attente de la cendre
Brûlées sans un cri de lumières absentes
Parfois, lorsque l’été sous les
soirs endormis
La lune ploie vers la terre ses fruits d’ombre
On y entend des langues étrangères, des paroles en vergers
Mais de ces fleurs de brume rare où flâne le hasard
Faut-il encore arracher le jour à la nuit
La solitude au désert
Elles bruissent de tempêtes pâles
Un grésillement de l’être vibre sous
la peau
Des rives sanglantes s’aiguisent
dans la chair
Lorsque l’impénétrable hiver calcine les âmes
Par dessus le fleuve et ses rives écartées de ses vagues défuntes
On y danse de tristes chaconnes sur des ponts de poussière
Et qu’importe si toujours la lumière hésite
Comme une évidence dans l’obscur
Comme un été mêlé à la boue.
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