Il faut prendre la route du Nord
le frisson gelé, la parole sèche
comme une buée froide au milieu des mots
Plutôt le gel et le chardon malade
les poches vides et l'idée absente
comme un air sans rythme
où chantent les banquises
Comme si glissaient sous le givre
le dernier été, la dernière lueur,
la dernière parole que nous nous offrîmes.
mercredi 20 novembre 2019
dimanche 17 novembre 2019
Les horizons verticaux (2)
Se vide le jour
et de sa lumière de dimanche
le soir, masque d'ombres,
avance sur la scène
avec ses semelles de silence
On n'y voit rien.
Le nez dans le rideau
les yeux se noient
dans ce bleu de nuit
où s'étend le bouffon
C'est dans ce prélude
que nous avons appris à vivre
à chercher la voix de l'obscur
pour incendier le jour
et son astre ruineux
C'est dans la nuit
que nous sommes advenus
de la nuit que nous sommes venus
à sonder l'impalpable et le creux
n'avons-nous jamais perdu le sens de l'introuvable?
et de sa lumière de dimanche
le soir, masque d'ombres,
avance sur la scène
avec ses semelles de silence
On n'y voit rien.
Le nez dans le rideau
les yeux se noient
dans ce bleu de nuit
où s'étend le bouffon
C'est dans ce prélude
que nous avons appris à vivre
à chercher la voix de l'obscur
pour incendier le jour
et son astre ruineux
C'est dans la nuit
que nous sommes advenus
de la nuit que nous sommes venus
à sonder l'impalpable et le creux
n'avons-nous jamais perdu le sens de l'introuvable?
vendredi 8 novembre 2019
Les horizons verticaux (1)
Aux heures rubicondes
du ciel mêlé à l'écume
des lames de fond
se lèvent des estuaires
Refusent la mer
et l'argent de ses crêtes
L'horizon vertical
vomit l'ordinaire,
la climatisation des choses
dilapidées dans l'absence
et l'étreinte du vent
Rien ne grandit
de ces chambres closes
au zénith du vide et de l'absolu
quand les hommes plongent
profond sous les surfaces nues
d'une tranche
de matière brute
.
du ciel mêlé à l'écume
des lames de fond
se lèvent des estuaires
Refusent la mer
et l'argent de ses crêtes
L'horizon vertical
vomit l'ordinaire,
la climatisation des choses
dilapidées dans l'absence
et l'étreinte du vent
Rien ne grandit
de ces chambres closes
au zénith du vide et de l'absolu
quand les hommes plongent
profond sous les surfaces nues
d'une tranche
de matière brute
.
mercredi 6 novembre 2019
Automne (2)
Où donc se retourner quand l'automne
ouvre ses plaies et que coulent
de sa sève des larmes de pins et de chênes
sinon dans le vent porteur qui marie
l'avant et l'après, l'oiseau et la branche
sous un ciel gros des lourdeurs d'août.
C'est un afflux de fins et de paix
l'agitation se fige dans son lac
et les doigts se souviennent des mers
éteintes où nous trempions notre pain
dans ces jattes en grand fleurage
âtres de porcelaine où brulaient nos ardeurs.
ouvre ses plaies et que coulent
de sa sève des larmes de pins et de chênes
sinon dans le vent porteur qui marie
l'avant et l'après, l'oiseau et la branche
sous un ciel gros des lourdeurs d'août.
C'est un afflux de fins et de paix
l'agitation se fige dans son lac
et les doigts se souviennent des mers
éteintes où nous trempions notre pain
dans ces jattes en grand fleurage
âtres de porcelaine où brulaient nos ardeurs.
mardi 5 novembre 2019
Automne (1)
Qui fondent sous le soleil
Ces champs, ces arbres,
où l'automne se répand
Comme une sécheresse
à l'angle des toits
Qui percées de lumière
Ces portes, ces vitres
Quand le soir
sur les drèves
se raconte les ombres
Puis qui lève rude
le sang du matin
encore de la nuit
fatigué, à peine éclos
de l'hostilité du jour
Je regarde l'infini
s'éclairer de café
dans une tasse malpropre.
Ces champs, ces arbres,
où l'automne se répand
Comme une sécheresse
à l'angle des toits
Qui percées de lumière
Ces portes, ces vitres
Quand le soir
sur les drèves
se raconte les ombres
Puis qui lève rude
le sang du matin
encore de la nuit
fatigué, à peine éclos
de l'hostilité du jour
Je regarde l'infini
s'éclairer de café
dans une tasse malpropre.
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