Il faut prendre la route du Nord
le frisson gelé, la parole sèche
comme une buée froide au milieu des mots
Plutôt le gel et le chardon malade
les poches vides et l'idée absente
comme un air sans rythme
où chantent les banquises
Comme si glissaient sous le givre
le dernier été, la dernière lueur,
la dernière parole que nous nous offrîmes.
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