Lourde la route, lourd le sang
de processions et de manèges
le long de voyages invisibles
aux langues étrangères. Seul
et tout bas, sans hâte, à suivre
rives et ombrages endormis
dans la pâleur d'un soir.
Mais lorsque l'éternité, serpent sage,
siffle à mes oreilles le frisson
des guirlandes amères
j'étreins la terre et attends
que se séparent les sources d'antan
Attends seulement l'envol
dans la paix bleutée d'un instant