Qu'écrire encore dans la valse des heures
Sinon le contrejour des nuits, les saisons de lune pâle ?
En appeler aux plaines d'enfance, aux ronces fleuries
qu'écrivent encore sur tes mains l'épine et le sel ?
Recourir aux archives des pierres dans les demeures d'espoir
ou sur les falaises de verre attendre la mer qui s'ajourne ?
Tu cherches des saisons d'ébènes
dont les fruits percent l'avenir
des noyaux de mots pour ensevelir tes morts
des prairies chantées aux balcons des villages
Mais tu t'alarmes et tes doigts, un à un,
lachent le vent où tu es né.
jeudi 27 juin 2019
mardi 25 juin 2019
Entre le étoiles (3)
C'est une âme qui frappe
aux clochers de l'automne
celle qui creuse des chemins
avec du vent et de la pluie
des fougères et peu de mots
une ivresse fine au dessus des marées
Et l'île déjà perdue, l'île nue et sèche
Aride dans le texte qui oublie
la route du rivage.
aux clochers de l'automne
celle qui creuse des chemins
avec du vent et de la pluie
des fougères et peu de mots
une ivresse fine au dessus des marées
Et l'île déjà perdue, l'île nue et sèche
Aride dans le texte qui oublie
la route du rivage.
lundi 24 juin 2019
Entre les étoiles (2)
Tous les visages transpercés d'abandon
C'est le gel qui traverse le printemps
La nuit sur la terre a des bourgeons d'orfèvres
Son or brille sur tous les fronts
Les peaux tachées de rêves
plantent leurs cris aux façades nues
Puis comme l'enfant disparu
Germent dans le désert des jours
L'ancienne moisson s'est teintée de lune
Ombre de serpe et de faux
Jetant aux rivières crues
L'argent effilé de leurs courbes
Dans tes yeux naissent les lueurs
s'offusque l'hiver, s'assagissent les ombres
Caresse des miroirs recouverts de silence
En paix les siècles s'envolent des toits
Entre nos mains l'océan apaisé
Comme une injure à la nuit
Les vagues assoupies, la houle mise à nu
Les remous s'endormiront au terme du rivage
C'est le gel qui traverse le printemps
La nuit sur la terre a des bourgeons d'orfèvres
Son or brille sur tous les fronts
Les peaux tachées de rêves
plantent leurs cris aux façades nues
Puis comme l'enfant disparu
Germent dans le désert des jours
L'ancienne moisson s'est teintée de lune
Ombre de serpe et de faux
Jetant aux rivières crues
L'argent effilé de leurs courbes
Dans tes yeux naissent les lueurs
s'offusque l'hiver, s'assagissent les ombres
Caresse des miroirs recouverts de silence
En paix les siècles s'envolent des toits
Entre nos mains l'océan apaisé
Comme une injure à la nuit
Les vagues assoupies, la houle mise à nu
Les remous s'endormiront au terme du rivage
dimanche 23 juin 2019
Entre les étoiles (1)
De ses sources murmurantes
Un souffle leste un ciel que les horizons ont fui
Nos yeux bornent de lisières
nos visages dispersés, sables épars
fragments de sel mêlés au vent
Puis ouvrent les paupières de la blessure cachée
La douleur d'Aden aux ailes repliées
comme une ombre sanglante
à chacun de nos pas
Un souffle leste un ciel que les horizons ont fui
Nos yeux bornent de lisières
nos visages dispersés, sables épars
fragments de sel mêlés au vent
Puis ouvrent les paupières de la blessure cachée
La douleur d'Aden aux ailes repliées
comme une ombre sanglante
à chacun de nos pas
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