Les
éléphants impassibles…
Donnez-moi les paroles tues
Qui agitent les plaintes silencieuses
De vos hurlements et de vos souffrances
Donnez-moi les rameaux d’or
Hébergés dans la litière
De vos enfers et de vos hontes
Donnez-moi les petits cristaux
Qui scintillent sous vos mots
De fer et de bronze
Donnez-moi seulement un brin
De votre être inconnu
Méprisé au fond de son être
Vous dont on ne voit
Que les méduses purpurines
Embrasser vos iris affamés
Donnez-moi ce que vous ignorez posséder
Donnez-moi ce qui ne vous appartiendra jamais
Donnez-moi une miette de cet amour
Dont vous ignorez la présence assidue
J’apaiserai ce qui sèche en moi
De cette bruine discrète
Qui s’évapore lorsqu’enfin
Les corolles de vos lèvres
Perceront ce qui se déchire en nous
Et je présenterai aux éléphants gelés
Immobiles sur les rivages des fleuves éteints
Des songes qui ne parlent qu’à eux-mêmes.
Ce qu'on donne vraiment nous échappe, nous n'en avons pas conscience, ce que nous croyons donner n'est pas toujours bienvenu.
RépondreSupprimer...et puis aussi la dureté, l'âpreté parfois de nos (mon) âme(s) dans l'ignorance de leur (sa) fragilité dont elle(s) ont (a) peur...La peur justement l'ennemi rampant, le sapeur délirant aux mots de fer... Enfin peut-être..Tout ça...
SupprimerTrop crevée pour dire pourquoi ( d' ailleurs je saurais pas.. )
RépondreSupprimerMais ces mots là, je les trouve juste.. beaux
:)
Ce texte a quand même le gros défaut de ne pas te remettre sur pied...Puisse-t-il au moins t'aider à sommeiller...-)
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