Aux arbres au loin
Vous qui ne connaissez rien
Les racines rien du tronc
L'écorce rien de ce qui l'a fait écorce
Et les branches qui s'élancent
Ou celles qui se penchent
Ne savent rien non plus de ce qui les porte
Comme le limbe de leurs feuilles
Aussi du pétiole qui les lie
On irait même jusqu'à dire :
Les
bourgeons ignorent le secret des fleurs,
Les fleurs, celui du fruit amer
Le fruit amer, celui du fruit mûr
Le fruit mûr ne sait rien des secrets
Il gémit seulement de sa maturité solitaire
Et craint - mais il ne sait encore pourquoi-
L'insecte porté par la brise du soir.
Les fleurs, celui du fruit amer
Le fruit amer, celui du fruit mûr
Le fruit mûr ne sait rien des secrets
Il gémit seulement de sa maturité solitaire
Et craint - mais il ne sait encore pourquoi-
L'insecte porté par la brise du soir.
(L'insecte engagé sans le savoir par le vent qui passe)