Ô Déception ! Ô désespoir ! Y a-t-il plus de grandeur d'âme à accepter les tourments outrageants d'un destin contraire qu'à hisser haut la voile gaillarde sur les flots d'une révolte mille fois inutile ?
Ô Vertonghen ! Ô Vermaelen ! Et peut-être toi aussi Hazard, contractures à l'Est d'Eden ! Combien nous manqueront ces Diables en Pays de France et dans nos malheurs où donc chercher remèdes ?
Ne vaudrait-il pas mieux, plutôt que subir la honte des cieux, recouvrir la terre entière d'un manteau de silence et qu'à la victoire galloise, dans l'adversité des Dieux, nous répondions enfin sans jamais douter de notre Grandeur !
Et qu'accorder à cette débâcle tant de troubles affreux et de désespoirs confondus ne nourrissent que fureurs absurdes et colères meurtrières !
Ne gavons point nos craintes là où la sérénité est requise et gardons à nos sens aiguisés l'empire de notre raison
Allons vers elle comme un ange apprenant tout de son vainqueur !
Et oublions dans l'onde rougeoyante du vin les tristesses encore à venir.