vendredi 1 juillet 2016

Les Diables au Paradis (1)


Ô Déception ! Ô désespoir ! Y a-t-il plus de grandeur d'âme à accepter les tourments outrageants d'un destin  contraire qu'à hisser haut la voile gaillarde sur  les flots d'une révolte mille fois inutile ? 
Ô Vertonghen ! Ô Vermaelen ! Et peut-être toi aussi Hazard,  contractures à l'Est d'Eden ! Combien nous manqueront ces Diables en Pays de France et dans nos malheurs où donc chercher remèdes ?
Ne vaudrait-il pas mieux, plutôt que subir la honte des cieux, recouvrir la terre entière d'un manteau de silence et qu'à la victoire galloise, dans l'adversité des Dieux, nous répondions enfin sans jamais douter de notre Grandeur !
Et qu'accorder à cette débâcle tant de troubles affreux et de désespoirs confondus ne nourrissent que fureurs absurdes et colères meurtrières !
Ne gavons point nos craintes là où la sérénité est requise et gardons à nos sens aiguisés l'empire de notre raison
Allons vers elle comme un ange apprenant tout de son vainqueur !
Et oublions dans l'onde rougeoyante du vin les tristesses encore à venir.

jeudi 26 mai 2016

De vent et de pluie (12)


Le silence célèbre l'absence
Sa sentence pose l'hypothèse de la paix

Le désordre fleurit comme un idéal
Une vanité d'effusions colorées

Sous la séduction gémit l'amère inconnue
L'équation a oublié la part du vent.









dimanche 15 mai 2016

Eau lente, mailles de joncs (13)

Les jours aiment les jours
Et accordent aux nuits
L'espoir de leur nature

Les jours suivent les jours
Rire dans l'azur 
Des pluies de demain
C'est espérer la sagesse des lointains. 
C'est espérer les lointains
Les lointains du demain.

Eau lente, mailles de joncs (12)

D'un chemin aux confins
Ce qui se tisse
Est toujours maintenant
Limpidité de la présence
Offrande retirée 
Dans le dé 
Où se coud le lien.

Eau lente, Mailles de joncs (11)

Rien du soir
Ne se pose sur les joncs
Seul le matin
Nourrit leur sève
Matin seul
Né d'entre deux nuits.

jeudi 14 avril 2016

De Vent et de Pluie (11)

La terre interroge ses gouffres
Patiente, elle a la constance du vent

Les pluies la rendent molle
Ses hôtes s'y enfoncent

Le danger vient de partout
L'abîme vomit un troupeau barbare.


De Vent et de pluie (10 )




L'harmattan évapore le sable
Le désert rend le ciel irrésistible

Les nuages sont les dunes où
Murmurent les formes

On croit aux convergences
Rien n'oscille, la transparence nous aveugle.

dimanche 10 avril 2016

De vent et de pluie (9 )

L'émiettement voit son empire vaciller
L'effritement déchoit du réel


L'interstice, de son museau dialectique
S'est assimilé l'ordinaire, l'illusion du bleu

C'est au Sombre maintenant d'affirmer
Les lois qui se tissent du ciel.


lundi 28 mars 2016

De Vent et de Pluie (8)

La tempête s'est élevée comme une parole d'ordre
Elle dresse l'inventaire de ce qui se déprend

Refusant l'asservissement au patrimoine
Elle accueille le renoncement des choses

Les dissipations mêmes se dispersent
Puis, les propriétés se reprennent et deviennent.

mercredi 23 mars 2016

De Vent et de Pluie (7)

L'orage est une trève dans l'attente
Un soulagement dans l'uniforme

Les vergers et les cailloux
Le dénuement et l'aridité du silence

La parole du vent s'est levée
Ce qui se déchire est aussi ce qui espère.