De ces faims étrangères aux lumières lointaines
J'ai rompu un pain d'épines et de fontaines
De ces songes de sang par d'autres habités
J'ai perdu la vue par l'impasse dévoré
dimanche 2 juillet 2017
vendredi 12 mai 2017
"Haiku" des 5ème professionnel de l'école technique de Herstal (Belgionnie- 2005)
Vaste champ
Erre le temps
Trace le chemin
Ilhem-Fatima
Le jaune et le rouge
S'étreignent
Le blanc et le bleu arrivent
Fatima-Jamilah
Le soleil se couche
L'ombre disparait
Le reflet se perd
Dalia- Birzen - Bilmez
Les feuilles tombent
Sur l'âme de l'eau
L'hiver fait surface
Dalia-Birzen-Bilmez
Soleil flamboyant
Brûle
Terre sèche
Sabrina-Varvara
Bercé par le vent
Le papillon
S'efface
Valérie- Wendy
Sous le soleil
Bleue et chaude
La mer vacille
Stéphane
Oiseau à l'allure rare
Eau claire d'un soir
Bref comme un mirage
Laurianna
Erre le temps
Trace le chemin
Ilhem-Fatima
Le jaune et le rouge
S'étreignent
Le blanc et le bleu arrivent
Fatima-Jamilah
Le soleil se couche
L'ombre disparait
Le reflet se perd
Dalia- Birzen - Bilmez
Les feuilles tombent
Sur l'âme de l'eau
L'hiver fait surface
Dalia-Birzen-Bilmez
Soleil flamboyant
Brûle
Terre sèche
Sabrina-Varvara
Bercé par le vent
Le papillon
S'efface
Valérie- Wendy
Sous le soleil
Bleue et chaude
La mer vacille
Stéphane
Oiseau à l'allure rare
Eau claire d'un soir
Bref comme un mirage
Laurianna
mercredi 15 mars 2017
Intitrés (11)
Un météore a pris voix
Des paroles en gerbe
Au milieu d'une clairière caduque
Vieille, dure et noire
Les chaires muettes
D'un corps qui se vomit
Je me suis levé
Comme un matin mourant
La terre sèche lapant
D'une langue avide
La chaux crue
Qui assassine les clartés
Pour finir
Sous une pluie grossière
J'ai planté des oignons de nuit
Parmi mes obscurités de sel
Pour finir encore
J'ai poli des bizarreries
Au fond du refuge
Bâti au plus loin de moi.
mercredi 8 mars 2017
Les Intitrés (10)
J'attends dans l'ombre
Une bonté de sève
Et la douceur du vent
Vague de nuit,
Cycles des brumes où fuient les nuages
Le ciel a ses ressacs où dormir à nouveau
Qui sait le dessein des instants ?
La-haut les prophètes endormis
Entre deux chants vénéneux
Sur le sol des gerbes de feuilles
Sans bruit s'élèvent encore
Dans la lumière déchirée
Une bonté de sève
Et la douceur du vent
Vague de nuit,
Cycles des brumes où fuient les nuages
Le ciel a ses ressacs où dormir à nouveau
Qui sait le dessein des instants ?
La-haut les prophètes endormis
Entre deux chants vénéneux
Sur le sol des gerbes de feuilles
Sans bruit s'élèvent encore
Dans la lumière déchirée
mardi 7 mars 2017
Les Intitrés (9)
Inventeur d'invisible
Comme ce qui sans yeux
Eveille le regard
Pas même un souffle
Seulement ce qui sans forme
Façonne des mains
Aux sources des paroles
Comme un néant
Qui s'accouple aux choses
Une béance au coeur
Qui force à être
Le nom qui ne peut se dire
L'indicible tact de ce qui se retient
Dans l'offrande celée
Qui ouvre et qui aime
Ce qui ne se peut
En sommeil aux portes du désir.
Comme ce qui sans yeux
Eveille le regard
Pas même un souffle
Seulement ce qui sans forme
Façonne des mains
Aux sources des paroles
Comme un néant
Qui s'accouple aux choses
Une béance au coeur
Qui force à être
Le nom qui ne peut se dire
L'indicible tact de ce qui se retient
Dans l'offrande celée
Qui ouvre et qui aime
Ce qui ne se peut
En sommeil aux portes du désir.
vendredi 24 février 2017
Intitrés (8)
Bornes confuses
Les nuages emmêlés
Ont figures nouvelles
Visages de craie
Un souffle clair
Limpides, visages de jour
Vertiges des lisières
La faim des anges
Ailes sans frontières
Frôlements de l'invisible
Présence mise à nu
D'un sentier d'absence
Ne rien demander
Que ce vide chantant
Aux faîtes du regard
dimanche 19 février 2017
Les Intitrés (7)
Au loin s'écoutent les routes
Ces aumônes des heures
Qui pleuvent sur les jours
Les soirs de gros temps
Elles chantent leurs courses
Dans le lit de la terre
Parmi les semailles
Où parlent les cimetières
Ce sont des ronces de route
Amères et farouches
Aux corolles de poussière
Où s'enfouissent les passants
Ces aumônes des heures
Qui pleuvent sur les jours
Les soirs de gros temps
Elles chantent leurs courses
Dans le lit de la terre
Parmi les semailles
Où parlent les cimetières
Ce sont des ronces de route
Amères et farouches
Aux corolles de poussière
Où s'enfouissent les passants
Les intités (6)
Il faut de la nuit, un fardeau de nuit
Une chambre de nuit qui absorbe l'horizon
Et la lune dans ses habits de chapelle
Cette génitrice de ténèbres
Dans la trêve de l'aube
Cette saison en prose
Un miroir de boue
Où j'attends mon visage
samedi 18 février 2017
Les Intitrés (5)
C'est un Acte de lumière, l'étrange tristesse de l'iris du printemps, un silence étonnant qui frissonne sous les matins de cendre. C'est dans la pupille immobile des jours nouveaux que s'annoncent les paroles novices qui courbent les vents et ensommeillent les vérités du gel. C'est sous les paupières des ombres que se couronnent des désordres vierges aux sceptres de pampre, sous une drève de cils où se sèment les sentes du jour. C'est à la source des nuits que se dressent le silence du sens sous un ciel sans voûte, un moment où les choses, toutes les choses, s'épaississent dans leur quiétude de pierre. Et moi dans cette limpidité désolée qui règne sur les débâcles, un noyau d'obscur pour allumer ma torche.
dimanche 15 janvier 2017
Les intitrés (4)
J'approcherai de la nuit pâle
Aux dernières heures sanguines
Elle avancera dans un râle
Son manteau d'ombres et de ruines
C'est le grand passage du soir
Le porche perché du pinson
Puis le teint du vent dans le noir
Lève la cendre des saisons
Les siècles jettent leur semaille
Démente, au diable et à vau l'eau
Vain, ce temps cherche son bercail
Aux sources vives des ruisseaux
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