L'Anecdote de la geole
J'observe une demeure étrange
Et je n’y vois aucun espace
Aucune image d’aucun lieu
Seulement le temps qui y vit
Une demeure sans abîme
Un champ vide de pensées
Où germent l'inachevé
Qui lèvent les paroles
J’ai honoré ce qui n’était pas
Par lâcheté de ce qui était
Refusé à la nuit, aux jours et aux heures
La simplicité de ce qu’ils étaient
J’ai oublié la grande paix de l’inerte
Et me suis agité dans la pierre
Je parle d'une geôle grondante
Au centre de cette mer sans fard
Avec des mots délaissés
Au bord de ces routes grises
Où tout s’attend et rien ne s’accomplit.