Le
mutisme se refuse aux rosées
Leurs
langues de pluies
Leurs
lèvres de brumes
Leurs
bouches d’ombres chaudes
D’un
fluide secret et humide
Scandent
toujours
Les
fables du vide et de l’oubli.
Leurs
chants se posent
Au bord
des jours
Car c'est du seuil
Car c'est du seuil
Que
toujours ils appellent la pénombre
Et cet
appel, simplement appel
Simple
halètement
Reste sans oreille.
Car
C’est
toujours
Entre des mains trop pauvres
Que nous recueillons
Entre des mains trop pauvres
Que nous recueillons
Ces
fragments de nuit
Aux
reflets sonores
Et aux
danses de velours.
Le
savons-nous ?
C’est en
vain
Que nous
y trouverons
Notre
image.