Sous les feuillages,
la barre tenue contre le vent
la marée tenace tient, retient
les fraicheurs de lune où
se puisent les ouragans
et les silences qui les font naitre
Sous les feuillages,
nulle frontière, nulle borne
hors la parole dans ce qui s'est tu
qui se tait croit-on
et par delà les limites
la levée d'un souffle cendré
pour demain à nouveau
le défi des rosées
le passage des poussières.
lundi 16 mars 2020
lundi 9 mars 2020
Petite Lulu (1)
Jamais ne voit-on en ces saisons d'absence
la brèche parmi les glycines en fleur
qui couvrent ton visage. Ton regard liquide
s'écoule parmi tes boucles de hyacinthes
et de blés verts, cordages sans nœuds
où tu sommeilles sans fin comme
la vague invisible où se nourrissent mes os
Puis de ce rien que tu m'offres
et qui m'est tout, de ce rien de houle
et de vent, que ta voix, seule et sans paroles
fasse à nouveau tinter les roses
quand du crépuscule
s'élève la couleur sanguinaire du temps.
la brèche parmi les glycines en fleur
qui couvrent ton visage. Ton regard liquide
s'écoule parmi tes boucles de hyacinthes
et de blés verts, cordages sans nœuds
où tu sommeilles sans fin comme
la vague invisible où se nourrissent mes os
Puis de ce rien que tu m'offres
et qui m'est tout, de ce rien de houle
et de vent, que ta voix, seule et sans paroles
fasse à nouveau tinter les roses
quand du crépuscule
s'élève la couleur sanguinaire du temps.
samedi 7 mars 2020
Les hasards de l'inexistence (1)
A peine est-ce toi
qui éclot là-bas
comme un signe
de l'introuvable,
de joug et de faiblesse
Qui éclot loin de toi
fantômes vagues mais arides
comme des fougères pâles
avides d'un sol où
s'affranchissent les racines
fleuves sans sources
aux affluents de pierre
Tu assèches tes rives,
taris tes puits
refuse au ciel
la pluie que tu attends
L'origine est une graine sèche
qui grandit dans le venin
la toxine qui trouble l'évidence
Ta sentinelle de brume.
qui éclot là-bas
comme un signe
de l'introuvable,
de joug et de faiblesse
Qui éclot loin de toi
fantômes vagues mais arides
comme des fougères pâles
avides d'un sol où
s'affranchissent les racines
fleuves sans sources
aux affluents de pierre
Tu assèches tes rives,
taris tes puits
refuse au ciel
la pluie que tu attends
L'origine est une graine sèche
qui grandit dans le venin
la toxine qui trouble l'évidence
Ta sentinelle de brume.
vendredi 6 mars 2020
Pour ma peine (1)
Pour ma peine
Une clarté minuscule
Quelque chose au moins
Pour raviver les sangs
Une évidence même de nuit
Même de matière morte
Le souffle d'une ombre
L'écho d'un atome mourant
La nudité pure aveugle
Face à la présence
On se croit absent
Une incongruité vide
L'indécence de la cécité.
Une clarté minuscule
Quelque chose au moins
Pour raviver les sangs
Une évidence même de nuit
Même de matière morte
Le souffle d'une ombre
L'écho d'un atome mourant
La nudité pure aveugle
Face à la présence
On se croit absent
Une incongruité vide
L'indécence de la cécité.
What do you want to do ?
New maildimanche 1 mars 2020
lundi 13 janvier 2020
Les horizons verticaux (5)
De grandes prairies
et sous la lune
la bouse luisant,
Toute luisante sous la lune
la bouse
Ce n'est pourtant qu'une pâte molle et fluide
un chapelet de mots et d'arrangements
la soudure des langues, le nœud des lèvres
celui-là
tend à d'autres substances
veut du mouvement dans la prière courbée
celui-ci
se sert de mots de l'usage public
conjugue le sens et l'objectif
Parole contaminée mais parole unique
où la totalité se fragmente et s'étend
C'est le grand remplissage du plein
avec un peu d'air pour faire dire le souffle
lorsque seul parmi les mots, les petits et les grands,
on ne trouve plus ses mots
La compote du vide et du clos
Le petit paquet fermé que l'on égare avec soi
dimanche 15 décembre 2019
Les Horizons verticaux (5)
La nuit tendue devant les fenêtres
affranchis de l’âcreté du jour
on avale les grisailles de l'heure
comme chemins obligés du sang
On espère libre l'horizon
et le ciel qu'on y suspecte
s'étend comme lande sèche
Le soupçon est insuffisant
qui traverse les chambres closes
un rideau d'ombre dépose ses poussières
où, cendre tue, le souvenir se voile
On aimerait être sans avoir à être
ne jamais avoir servi de chemins
dételer les rives de la source
Céder à la pierre nue.
affranchis de l’âcreté du jour
on avale les grisailles de l'heure
comme chemins obligés du sang
On espère libre l'horizon
et le ciel qu'on y suspecte
s'étend comme lande sèche
Le soupçon est insuffisant
qui traverse les chambres closes
un rideau d'ombre dépose ses poussières
où, cendre tue, le souvenir se voile
On aimerait être sans avoir à être
ne jamais avoir servi de chemins
dételer les rives de la source
Céder à la pierre nue.
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