mercredi 25 mars 2020
mardi 24 mars 2020
Par delà les chemins sans voix (4)
Je sème l'hiver dans des ruisseaux salins,
des pluies sans nuages y fleurissent
Ce sont des gouttes de roses,
grossissant dans ton regard,
le déluge qui s'annonce
C'est le rivage herbeux
La danse de l'églantine
la berge où s'accrochent tes yeux,
tes mains, qui écrivent ces mots.
des pluies sans nuages y fleurissent
Ce sont des gouttes de roses,
grossissant dans ton regard,
le déluge qui s'annonce
C'est le rivage herbeux
La danse de l'églantine
la berge où s'accrochent tes yeux,
tes mains, qui écrivent ces mots.
lundi 23 mars 2020
Par delà les chemins sans voix (3)
Tout a son allure,
la mienne est vague lente.
La vitesse n'a pas d'importance,
l'immobilité a l'ardeur des matins,
la sagesse des joncs
dans le miroir des eaux.
la mienne est vague lente.
La vitesse n'a pas d'importance,
l'immobilité a l'ardeur des matins,
la sagesse des joncs
dans le miroir des eaux.
samedi 21 mars 2020
Par delà les chemins sans voix (2)
Aux heures hautes
brillent les lisières du côté de la nuit
Saules vivants ensommeillés d'ombre
jour d'été sous la peau de l'hiver
puissance des prairies
où s'élève l'or des ruisseaux
Germe, germe avant le jour meurtrier
cette lumière de boue
qui sature l'aurore
d'images et de répliques
reflets des éteints
à la surface des eaux
brillent les lisières du côté de la nuit
Saules vivants ensommeillés d'ombre
jour d'été sous la peau de l'hiver
puissance des prairies
où s'élève l'or des ruisseaux
Germe, germe avant le jour meurtrier
cette lumière de boue
qui sature l'aurore
d'images et de répliques
reflets des éteints
à la surface des eaux
Par delà les chemins sans voix (1)
Laissés là boulevards étroits,
impasses rétrécies,
les soirs sont issues, passages à la lenteur,
promenade vers l'île
Ce sont pas d'abandon, pas de guenilles,
sable sans traces, sur le rivage nu.
Je découvre l'éclair doux
le feu caressant, la brûlure vivante
par delà les chemins sans voix
la présence visible du secret
vendredi 20 mars 2020
TiLu (6)
Il faut ménager les plateaux
Accorder l’amnistie
à la prose des couloirs
Et en dehors du ciel offensant et des jardins éteints
Révéler aux sources les crues qui leur reviennent
jeudi 19 mars 2020
Petite Lulu (5)
Legs des ambassades,
Peupliers, bouleaux ou hêtres
Silhouettes du soir
Épais de leur exode
Est-il permis encore d'entendre
ce qui ne s'écoute pas ?
Les ruisseaux ont attendu
dans la plaie incurable.
Loin des crispations
et des routes urticaires,
je m'y suis endormi
et, entre les eaux cueillies,
J'ai repris mon bâton
pour dénouer la terre sévère
Peupliers, bouleaux ou hêtres
Silhouettes du soir
Épais de leur exode
Est-il permis encore d'entendre
ce qui ne s'écoute pas ?
Les ruisseaux ont attendu
dans la plaie incurable.
Loin des crispations
et des routes urticaires,
je m'y suis endormi
et, entre les eaux cueillies,
J'ai repris mon bâton
pour dénouer la terre sévère
mercredi 18 mars 2020
Petite Lulu (4)
Je suis né à cheval sur le jour
s'élance la lumière
sur les souvenirs muets
dans ce ciel d'enfance
où les étoiles patientes erraient
et dans la nuit toujours
le songe qui rompt l'étendue
s'élance la lumière
sur les souvenirs muets
dans ce ciel d'enfance
où les étoiles patientes erraient
et dans la nuit toujours
le songe qui rompt l'étendue
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