L' alluvion des âges
offre ses fleurs sèches
aux âmes de mortes jachères
En ces dissipations organiques
les flots sont montages
le limon matière sévère
stèle d'un tombeau vivant
Lorsque les toits sont viscères
et l'inattention violence
mardi 1 septembre 2020
dimanche 30 août 2020
Sous les toits (2)
Un vent lointain
dresse sa brume
et le nuage s'y perd
Les fugues se jouent dans l'impassible
Ce sont les noces de l'inerte
Le passage de la pluie sous les toits
Demain encore
le distrait couplet de la vue basse
dresse sa brume
et le nuage s'y perd
Les fugues se jouent dans l'impassible
Ce sont les noces de l'inerte
Le passage de la pluie sous les toits
Demain encore
le distrait couplet de la vue basse
samedi 29 août 2020
Sous les toits (1)
L'éclipse délie l’emmuré
de ses eaux peu profondes
L'innocent vertige l'abandonne
Que vis-je alors éclore de ses berges
sinon le feu consumant les trembles
sinon le sang naitre de leurs cendres
Il fait nuit comme en plein jour.
jeudi 25 juin 2020
Pour ma peine (5)
...Un matin, on tranche les pierres de son jardin, l'invisible gémit et bourgeonne sur cette caillasse, les confidences du temps s’embaument en un tombeau scellé déjà, puis l'amoncellement des meules ruissellent sous le ciel incarnat que seuls des fragments de paroles offrent encore à l'alouette...
Pour ma peine(4)
Partout roche nue, partout terres infertiles
détournées d' un vent dévoué et inconnu
On ne sait que faire de cet essaim vivant
cette meute indomptée qui exige racines
quand la trace précède le pas
dans ce chemin qui nous suit
l'éclat qu'on atteint
au bout de l' ombre
détournées d' un vent dévoué et inconnu
On ne sait que faire de cet essaim vivant
cette meute indomptée qui exige racines
quand la trace précède le pas
dans ce chemin qui nous suit
l'éclat qu'on atteint
au bout de l' ombre
mercredi 17 juin 2020
Pour ma peine (3)
Tristes sœurs,
de ne rien affamer, de ne rien assécher
et de n'offrir qu'un mirage vide
lorsqu'au précipice, la foule se presse
Tristes sœurs,
d'être chimères de mémoire
et de ne nourrir qu'un feu distant
lorsqu'à l'hiver, la cohue se fixe
Pauvres yeux de la vigie
fatigués des horizons !
de ne rien affamer, de ne rien assécher
et de n'offrir qu'un mirage vide
lorsqu'au précipice, la foule se presse
Tristes sœurs,
d'être chimères de mémoire
et de ne nourrir qu'un feu distant
lorsqu'à l'hiver, la cohue se fixe
Pauvres yeux de la vigie
fatigués des horizons !
mardi 16 juin 2020
Pour ma peine (2)
D'une langue trop tardive
se fila une parole confidente
en laine de neige et de buée
une brise sans force
où se serre ce qui en moi tient encore debout
L'onde a des exigences avides
emprisonne la source
donne voix aux galets
dans la réticence des geôles.
se fila une parole confidente
en laine de neige et de buée
une brise sans force
où se serre ce qui en moi tient encore debout
L'onde a des exigences avides
emprisonne la source
donne voix aux galets
dans la réticence des geôles.
lundi 15 juin 2020
En demeure (8)
L'épuisement des marées et des crues
l'assèchement des nuées et des averses
assignent le soleil à une simple éventualité
Il accrédite le givre à fixer son éclat
et s'absente sous la terre anonyme
L'essaim bruisse parmi les tombes
et dans le nectar du néant
un miel fainéant pressent la transparence
samedi 13 juin 2020
En demeure (7)
Aujourd'hui, les murs se sont à nouveau exaltés
et les limites ont des boucles d'épines
saignant l'âme transfrontalière, empêchant la moisson
Maintenant qu'un soleil froid a brûlé la terre de ses rais stériles
la faux attend et pourrit aux heures que personne n'espère
sage et inutile au fond d'une cuisine que n'éclaire nulle ombre
La saison des corbeilles a quitté les collines
le champ est nu, son étrave est pierre et sédiment
cédant l'ouvrage à l'immobilité du jour
La rose suspendue attend un passage patient, une arche de plume.
vendredi 12 juin 2020
En demeure (6)
Chants de l'aube dévastés
Routes des vents entravées
L'écume en poussière
La plaine froide et fatiguée
La symétrie faisait retour
et l'origine du repère
qui soumet l'essaim
Routes des vents entravées
L'écume en poussière
La plaine froide et fatiguée
La symétrie faisait retour
et l'origine du repère
qui soumet l'essaim
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