Les jours échappés de la nuit
Sous leurs braises
Courbées par les vents
Les plaines en exil
Les fleuves brûlants
Les sentiers dénudés
Tout ce qui des sources nait
Lait des vallées assoupies
Prairies étendues
Aux pieds des crépuscules
Comme promesses d'eau et de terre
Graines de joie, graines d'amour
Des champs fertiles
Tonnant encore du fracas
De la Chute
Mais paroles fantômes
Parole humiliée
Parole offensée
Le ciel s'échappe
Que la nuit recouvre
Ma nuit,
Sans souci des choses
Aveugle de noms
Mes mots encore
Indigents, misérables
Comme un tapis de prière
L'adresse de lèvres closes
Un Dieu inconnu
Ôte encore ce que déjà j'ai perdu.
Que ces deux derniers poèmes sont beaux, qui se ferment sur un horizon clos de montagnes et sur la perte... Libellules et sauterelles, certes, mais nous restons perplexes et émus....
RépondreSupprimerCe qui est perdu, ce qui n'a jamais eu lieu. Aux limites des extrêmes, l'indicible et le silence qui le couronne.
SupprimerLongue nuit, et vaste.. mais toujours l' espoir d' un soleil sous la cendre
RépondreSupprimer( je les trouve beaux tout pareil ces deux là.. :)
Nuit des choses, sentes obscures toujours aux marches de la lumière (l'atteindre jamais, on ne le voudrait d'ailleurs pas)
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