jeudi 21 janvier 2016

Eau lente, mailles de joncs (2)

Portails en fleurs closes sous la source vague
J'ai couvé les secrets qui naissent sous les pas
Sur des routes hagardes qui conduisent sous la mer

Là où la blessure se traine comme une lumière plantée dans la terre
Là où le masque et ses écorchures tendent une main profonde
Là où l'orgueil que je suis culmine dans le désert des mots superflus

Et sur ces routes déchirées couvertes d'un voile de deuil
Celles qui creusent les mers où mes croyances naviguent
Sur ces avenues aquatiques des radeaux sous-marins

Hissent leurs feux dans les eaux où poissonnent les joncs
J'appelle ruisseaux et rivières, fleuves et torrents
A noyer les chemins de pluies où mon souffle attend


1 commentaire:

  1. Que les blessures et écorchures soient submergées par les eaux vives!

    RépondreSupprimer