L'Anecdote de la jeunesse
J’ai
vécu seulement
A
la racine de ma destinée
Méprisant
la vie que je vivais
Pour
celle de demain
De
l’heure suivante
De
la seconde qui passe
J’ai
blessé l’amour
Manqué
les parfums du jour
Pour
la maturité des ombres
Qui
sur l’autre rive
Ne
sont qu’ombres sur ombres
J’ai
manqué et blessé
Aspiré
par un ciel veuf
Qui
occulta vite
Les
petites chambres fleuries
Où
j’ai avalé ma jeunesse
Fallait-il
à ce point
Ne
pas vivre
Pour
qu’un jour
Des
mots inutiles et vains
Flottent
comme des tourbillons
Dans
le vent
Mourir
d’abord, vivre ensuite
Comme
une figurine
Qu’animent
les jeux
De l’enfance.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire