Lourde la route, lourd le sang
de processions et de manèges
le long de voyages invisibles
aux langues étrangères. Seul
et tout bas, sans hâte, à suivre
rives et ombrages endormis
dans la pâleur d'un soir.
Mais lorsque l'éternité, serpent sage,
siffle à mes oreilles le frisson
des guirlandes amères
j'étreins la terre et attends
que se séparent les sources d'antan
Attends seulement l'envol
dans la paix bleutée d'un instant
Seuls les poètes ont la grâce...
RépondreSupprimer...Et les Protestants,Michèle, n'oublie pas les Protestants...-)
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