Ici
Au delà des collines,
Vers les deltas du sang
Au delà des fleuves
Vers les plaines de chair et de nerfs
Sous la face obscure qui enveloppe la terre
Cris, joies et désastres
ensemble
à creuser le monde
à trouver une porte
sous les étoiles mourantes
Puisqu'exister, c'est naitre
selon le dessein des murs
Et le potentat des grilles
Pourtant présents, tangibles et toujours aimants
Des soleils invisibles dorment sous la lune
Des chants inaudibles qui rompent les rives
Traversent les siècles qui grouillent sous ma langue
Des rivières comme des traversées d'ombres et de lumières
Offrent leur goût saphir et leur regard émeraude
Aux visages périphériques et aux rides mécaniques
Dans ce chemin étroit et sans épaisseur
pavé du songe des mots,
comme la trame d'une trêve errante où se reposer
un vent rageur souffle, halète et appelle
au cœur des sirènes qui nous séparent et nous haïssent.
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