"Hélas! aucun foyer, pas même celui qui est bien à moi, mon humble foyer de pauvre, ne saurait me remplacer mon Sahara, mon horizon vague et onduleux, mes doux levers d'aurore sur l'infini grisâtre et mes couchers de soleil ensanglantant les petites villes croulantes aux noms étranges, mon pauvre Souf, inoubliable, l'humble compagnon de mes courses solitaires dans le cher pays dont je lui donnai le nom, ma défroque saharienne, ma liberté et mes rêves!" I. Eberthardt. "Souf" est le nom de son cheval. Ou encore : "Je le regarde, ce bel anachorète saharien, et je pense que les solitaires chrétiens des premiers siècles devaient lui ressembler, dans les décors pareillement désolés de la Thébaïde et de la Cyrénaïque ardentes." I.E. a trempé sa plume dans le Désert : il l'a nourrie, elle y est morte.
J'aimerais ressentir le désert de cette façon. Et surtout savoir l'écrire ainsi..
RépondreSupprimerMerci chou ! Trempe cependant ta plume dans le Désert et il en sortira quelque chose de bien meilleur, j'en suis sûr.
SupprimerBien dit, Cléanthe !
Supprimer"Hélas! aucun foyer, pas même celui qui est bien à moi, mon humble foyer de pauvre, ne saurait me remplacer mon Sahara, mon horizon vague et onduleux, mes doux levers d'aurore sur l'infini grisâtre et mes couchers de soleil ensanglantant les petites villes croulantes aux noms étranges, mon pauvre Souf, inoubliable, l'humble compagnon de mes courses solitaires dans le cher pays dont je lui donnai le nom, ma défroque saharienne, ma liberté et mes rêves!" I. Eberthardt. "Souf" est le nom de son cheval.
RépondreSupprimerOu encore : "Je le regarde, ce bel anachorète saharien, et je pense que les solitaires chrétiens des premiers siècles devaient lui ressembler, dans les décors pareillement désolés de la Thébaïde et de la Cyrénaïque ardentes."
I.E. a trempé sa plume dans le Désert : il l'a nourrie, elle y est morte.
Morte à cause d'un oued devenu torrent...Drôle de mort si près du désert..mais je ne connaissais pas, je viens de me renseigner...
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