lundi 9 mars 2020

Petite Lulu (1)

Jamais ne voit-on en ces saisons d'absence
la brèche parmi les glycines en fleur
qui couvrent ton visage. Ton regard liquide
s'écoule parmi tes boucles de hyacinthes
et de blés verts, cordages sans nœuds 
où tu sommeilles sans fin comme 
la vague invisible où se nourrissent mes os

Puis de ce rien que tu m'offres
et qui m'est tout,  de ce rien de houle
et de vent, que ta voix, seule et sans paroles
fasse à nouveau tinter les roses

quand du crépuscule
s'élève la couleur sanguinaire du temps.

3 commentaires:

  1. Bienheureuse la torche, son baiser de roses et d'étincelles
    Vivement la petite Lulu 2 .. et que tout reste ouvert aux coeurs : )

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  2. Quelle fraîcheur poétique par ces temps lourds...

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    1. Sans compter que ma chaudière, achetée et placée il y plus ou moins 9 mois, déconne à nouveau. Pfffff....

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