samedi 3 octobre 2020

A feu coulant (2)

A choisir la tourbe aveugle

et les meules de vent

le limon inquiet s’est ajourné

 

Il reste des abris où la marée se cache

Mais comment discerner la vague

Dans l’invisible bruissement

Qui ramène à la rive

 

Au large des mots, l’esquif s’affûte

longues rames, suaire au vent

L’oreille souffre et se tend

vers la première brise qui s’éteint

 

 

Loin du fruit promis de la terre


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