samedi 28 novembre 2020

Boue sèche (2)

Cette terre séquestrée

inconnue du ciel

méprisée des pluies

s’inonde de soifs âpres

 

Le soleil lui brûlerait les racines

 

Est à elle-même sa propre ombre

la sève s’embrase  

des rameaux pâles s’élèvent dans l’opaque

 

On s’exagère le précis

Lorsque le flou préside à la vague

Et que le ferme s’égare dans le souple

 

Miettes d’immuable

Cueillies aux avrils fraudeurs.

 


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