Ce sont lèvres de silence
potins de caillasse
commérages de clôturesignorant ce qui affleure et caresse
Sonnent et trompes et cors
d’une pesante et même langue
Ici, seul ce qui est empêché
tient voix et permanence
Ces murs ont l'épaisseur bavarde
C’est d'un sang de fiel
palpitant dans leurs songes
qu'un poison s’évapore
Reste la sueur vénéneuse
dont se couvrent les jours
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