De rivages en rivages, la barque s’épuise
J’écope l’eau de la grande inassouvie
Où donc à nouveau, l'île souveraine,
de la main ligneuse, fleurira-t-elle ?
Restera-t-il encore un terrain sec, une terre vide
Repue où se consacrent les aulnes avant de mourir?
Ou suivre la fugue des vapeurs
Couronnant l’infortune prospère de leur lignage
Les alluvions restent sourdes
en partie cause perdue en partie espérance du soir
que faire d’un humus fertile qui ne peut rompre le pain
que faire si je savais l’obscurité étale
lorsque de la nuit s’éprend le mendiant
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire