Nous avons passé nos veilles à inventer le sable
Nos mains expertes ont ourdi des complots de rivages
Les vagues sont retournées à elles-mêmes
Elles sont désormais sous la protection des sources
De l'inéluctable ensablement des rades
Les passages se sont faits étroits aux cîmes des ombres
Et des lutrins de pierre ont effacé les soirs et les aubes
Dans le souffle chaud des mots et des prières
La pierre, le désert enfin, s'est couverte de lys et de trèfles
Le fruit s'est fait révélation, acquiescement à la pulpe
Sous les paroles de cendre, parmi les chants d'eau et de sabre
Et longtemps encore le cygne de l'enfance aux ailes vaines
Glissera dans les veines d'un ciel d'écumes
Et de ses vallées le long écho plaintif de ses lèvres
Assiéra son empire sur le trône de ses fièvres.
lundi 25 juillet 2016
mercredi 20 juillet 2016
Eau lente, mailles de joncs (14 et fin)
Ceindre l'abîme de la coiffe des Confins
Couronne de nuit et de désert
Où l'Obscur luit et la soif apaise
Car seul le Verbe est l'épée
Qui ouvre des routes entre les sables
Les semailles s'abreuvent de sècheresse
Aux labours des dunes
La graine éclôt
Gorgée du lait de pauvreté
L'infécond est mère de ce qui vit.
vendredi 1 juillet 2016
Les Diables au Paradis (1)
Ô Déception ! Ô désespoir ! Y a-t-il plus de grandeur d'âme à accepter les tourments outrageants d'un destin contraire qu'à hisser haut la voile gaillarde sur les flots d'une révolte mille fois inutile ?
Ô Vertonghen ! Ô Vermaelen ! Et peut-être toi aussi Hazard, contractures à l'Est d'Eden ! Combien nous manqueront ces Diables en Pays de France et dans nos malheurs où donc chercher remèdes ?
Ne vaudrait-il pas mieux, plutôt que subir la honte des cieux, recouvrir la terre entière d'un manteau de silence et qu'à la victoire galloise, dans l'adversité des Dieux, nous répondions enfin sans jamais douter de notre Grandeur !
Et qu'accorder à cette débâcle tant de troubles affreux et de désespoirs confondus ne nourrissent que fureurs absurdes et colères meurtrières !
Ne gavons point nos craintes là où la sérénité est requise et gardons à nos sens aiguisés l'empire de notre raison
Allons vers elle comme un ange apprenant tout de son vainqueur !
Et oublions dans l'onde rougeoyante du vin les tristesses encore à venir.
jeudi 26 mai 2016
De vent et de pluie (12)
Le silence célèbre l'absence
Sa sentence pose l'hypothèse de la paix
Le désordre fleurit comme un idéal
Une vanité d'effusions colorées
Sous la séduction gémit l'amère inconnue
L'équation a oublié la part du vent.
dimanche 15 mai 2016
Eau lente, mailles de joncs (13)
Les jours aiment les jours
Et accordent aux nuits
L'espoir de leur nature
Les jours suivent les jours
Rire dans l'azur
Des pluies de demain
C'est espérer la sagesse des lointains.
C'est espérer les lointains
Les lointains du demain.
Et accordent aux nuits
L'espoir de leur nature
Les jours suivent les jours
Rire dans l'azur
Des pluies de demain
C'est espérer la sagesse des lointains.
C'est espérer les lointains
Les lointains du demain.
Eau lente, mailles de joncs (12)
D'un chemin aux confins
Ce qui se tisse
Est toujours maintenant
Limpidité de la présence
Offrande retirée
Dans le dé
Où se coud le lien.
Ce qui se tisse
Est toujours maintenant
Limpidité de la présence
Offrande retirée
Dans le dé
Où se coud le lien.
Eau lente, Mailles de joncs (11)
Rien du soir
Ne se pose sur les joncs
Seul le matin
Nourrit leur sève
Matin seul
Né d'entre deux nuits.
Ne se pose sur les joncs
Seul le matin
Nourrit leur sève
Matin seul
Né d'entre deux nuits.
jeudi 14 avril 2016
De Vent et de Pluie (11)
La terre interroge ses gouffres
Patiente, elle a la constance du vent
Les pluies la rendent molle
Ses hôtes s'y enfoncent
Le danger vient de partout
L'abîme vomit un troupeau barbare.
Patiente, elle a la constance du vent
Les pluies la rendent molle
Ses hôtes s'y enfoncent
Le danger vient de partout
L'abîme vomit un troupeau barbare.
De Vent et de pluie (10 )
L'harmattan évapore le sable
Le désert rend le ciel irrésistible
Les nuages sont les dunes où
Murmurent les formes
On croit aux convergences
Rien n'oscille, la transparence nous aveugle.
dimanche 10 avril 2016
De vent et de pluie (9 )
L'émiettement voit son empire vaciller
L'effritement déchoit du réel
L'interstice, de son museau dialectique
S'est assimilé l'ordinaire, l'illusion du bleu
C'est au Sombre maintenant d'affirmer
Les lois qui se tissent du ciel.
L'effritement déchoit du réel
L'interstice, de son museau dialectique
S'est assimilé l'ordinaire, l'illusion du bleu
C'est au Sombre maintenant d'affirmer
Les lois qui se tissent du ciel.
Inscription à :
Articles (Atom)