Eau lente, mailles de joncs (14 et fin)
Ceindre l'abîme de la coiffe des Confins
Couronne de nuit et de désert
Où l'Obscur luit et la soif apaise
Car seul le Verbe est l'épée
Qui ouvre des routes entre les sables
Les semailles s'abreuvent de sècheresse
Aux labours des dunes
La graine éclôt
Gorgée du lait de pauvreté
L'infécond est mère de ce qui vit.
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