Il arrive qu'une voix sans couleur
Cherche son chant dans le frôlement du vent
Au loin on l'attend revêtu de promesses
Pour ne pas oublier ceux qui nourrissent le sang
Paroles tissées dans l'ombre anonyme
Effluves écrues où rien n'arrive
Les mots endormis et les pensées en veille
Bégaiements continus du creux et de l'absent
Alors puisqu'on n'a pas le choix
Des lèvres tisserandes cardent des lettres cachemires
Et rien de plus
Dans les geôles d'aujourd'hui et dans celle de demain.
Superbe ! Une splendeur ! Au delà de tout
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