Un ciel sans lueur pèse sur la
terre
Les arbres ouvrent leur corolle de sommeil
L’horizon accablé étend son arc brisé
Le monde s’épaissit d’une chair de sang
De l’opacité des murs où les visages s’enferment
Le jour s’égare puis s’enfuit du vide de mes mains
Seuls tes yeux contre la nuit éclairent les toits
Et, sans rien dire des minutes où se toisent les peurs,
Couvrent les plaies qui naissent
des berceaux
L’origine mortelle posée sur chaque matin
Ce qui bat aux coeurs, la cicatrice brûlante
A laquelle la quête se résume
Quête de vent qu’exige le sépulcre
Ce chaudron froid où s’ignorent les os
Où le néant méprise le néant