Pour que le sang ouvre ses voix
inscrive ses ardeurs volatiles
et puise son vent dans ses eaux siennes
il est bon d'observer le sarment trompeur
qui se prétend aube et nait crépuscule
Ce désert humide de pétales flétris
ce séjour de terre lunaire
J'attends une sécheresse nouvelle
la brutalité d'une faim crue
Le hameau aride
mardi 2 juin 2020
samedi 23 mai 2020
Par delà les chemins sans voix (5)
Il est temps de quitter les allées
de laisser le sommeil aux sillons
et les nuages danser aux fenêtres
On ne perd pas sa boussole d'abandon
ses terres de friche et de gâtine
L'égarement oblige la faim
Le lointain, la source de la sève.
de laisser le sommeil aux sillons
et les nuages danser aux fenêtres
On ne perd pas sa boussole d'abandon
ses terres de friche et de gâtine
L'égarement oblige la faim
Le lointain, la source de la sève.
samedi 4 avril 2020
dimanche 29 mars 2020
vendredi 27 mars 2020
mercredi 25 mars 2020
mardi 24 mars 2020
Par delà les chemins sans voix (4)
Je sème l'hiver dans des ruisseaux salins,
des pluies sans nuages y fleurissent
Ce sont des gouttes de roses,
grossissant dans ton regard,
le déluge qui s'annonce
C'est le rivage herbeux
La danse de l'églantine
la berge où s'accrochent tes yeux,
tes mains, qui écrivent ces mots.
des pluies sans nuages y fleurissent
Ce sont des gouttes de roses,
grossissant dans ton regard,
le déluge qui s'annonce
C'est le rivage herbeux
La danse de l'églantine
la berge où s'accrochent tes yeux,
tes mains, qui écrivent ces mots.
lundi 23 mars 2020
Par delà les chemins sans voix (3)
Tout a son allure,
la mienne est vague lente.
La vitesse n'a pas d'importance,
l'immobilité a l'ardeur des matins,
la sagesse des joncs
dans le miroir des eaux.
la mienne est vague lente.
La vitesse n'a pas d'importance,
l'immobilité a l'ardeur des matins,
la sagesse des joncs
dans le miroir des eaux.
samedi 21 mars 2020
Par delà les chemins sans voix (2)
Aux heures hautes
brillent les lisières du côté de la nuit
Saules vivants ensommeillés d'ombre
jour d'été sous la peau de l'hiver
puissance des prairies
où s'élève l'or des ruisseaux
Germe, germe avant le jour meurtrier
cette lumière de boue
qui sature l'aurore
d'images et de répliques
reflets des éteints
à la surface des eaux
brillent les lisières du côté de la nuit
Saules vivants ensommeillés d'ombre
jour d'été sous la peau de l'hiver
puissance des prairies
où s'élève l'or des ruisseaux
Germe, germe avant le jour meurtrier
cette lumière de boue
qui sature l'aurore
d'images et de répliques
reflets des éteints
à la surface des eaux
Par delà les chemins sans voix (1)
Laissés là boulevards étroits,
impasses rétrécies,
les soirs sont issues, passages à la lenteur,
promenade vers l'île
Ce sont pas d'abandon, pas de guenilles,
sable sans traces, sur le rivage nu.
Je découvre l'éclair doux
le feu caressant, la brûlure vivante
par delà les chemins sans voix
la présence visible du secret
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